sara volpi

Dédé & Charlotte

Rue de Lausanne 46

Sara en quelques mots

Sara Volpi, Fribourgeoise d’adoption née en 1983 à Renens, est la maman de Dédé & Charlotte avec qui elle a emménagé à la rue de Lausanne en 2014. Et ce, pour le plaisir des petits comme des grands, à qui elle ouvre sa chambre aux merveilles où la plus grise des grisailles ne pourrait en sortir que colorée, tellement l’atmosphère des lieux est pétillante de bonne humeur. Une chambre qui n’est que le reflet de la sémillante locataire, dont le besoin constant de créativité s’exprime déjà par la gamme des objets exposés. Depuis l’adolescence, Sara sait qu’elle se voit plutôt destinée à une carrière créative et se voit passer par une école d’art. Mais travaillant parallèlement, Sara se retrouve un peu par hasard dans le monde du textile, lorsqu’elle commence à travailler chez Promod, une boutique de vêtements. Un domaine dans lequel elle évolue vite et pour lequel elle fera carrière pendant douze ans. Durant cette longue période, Sara aura voyagé, travaillé sur différent sites, habité plusieurs villes, et surtout, beaucoup appris des divers rôles qu’elle a assumé au sein de cette enseigne. Mais après ces douze années assez frénétiques, Sara voit que la vision du commerce a changé et que les métiers artistiques peuvent s’avérer trop formatés à son goût. En 2011, avec une amie, elle se lance dans la création d’une boutique à Lausanne. Après une année de préparation, l’enseigne « De la Suite dans les Idées » ouvre, et Sara laisse sa carrière dans le textile de côté pour s’adonner à ce concept store. Mais de retourner sur Lausanne pour celle qui fut tant nomade les années précédentes, et de ne pas pouvoir pleinement jouir d’une totale indépendance, ont fait que Sara a très vite cherché à partir pour une nouvelle aventure encore plus personnelle. C’est alors, qu’après avoir visité différents locaux dans différentes villes, elle place son coup de coeur sur le local de la rue de Lausanne, mais aussi sur la ville de Fribourg où elle n’avait quasiment encore jamais travaillé.

Quand Dédé & Charlotte remontent sur scène

Et voilà alors presque quatre ans que Dédé & Charlotte a ouvert ses portes à Fribourg. Sara se surprend elle-même d’être aussi sédentaire pour une fois (d’autant plus que c’est signé pour quelques années supplémentaires). Dédé et Charlotte, ses compagnons en peluche d’enfance, vous accueillent à l’entrée de la boutique. Compagnons d’enfance? Non, compagnons tout court, car ils ne l’ont jamais vraiment quittée, tout comme son âme d’enfant qui a su perdurer et rester source d’une énergie joviale qui anime quotidiennement l’adulte souriante et accueillante qu’elle est aujourd’hui. Dédé et Charlotte sont d’ailleurs assez révélateurs de l’univers qu’ils gardent au pied de la porte d’entrée de la boutique. Articles cadeaux, vintage, et de déco, « petites surprises pour petits et grands » comme l’indique l’enseigne, l’univers est coloré et très graphique. Mais qu’il s’agisse de vêtements pour bébé, de sacs, de vaisselle, de bijoux, de matériel de bricolage ou autres, l’étiquette que Sara souhaite avant tout mettre en avant, est celle de l’éthique. Fabriqués en Europe et en Suisse, les articles expriment avant tout l’idée d’un design de produits s’inscrivant dans un développement économique éthique. Et Sara tient à montrer « qu’on peut faire des choses éthiques sans que ce soit austère ». Et c’est bien ce que l’on peut constater en promenant les yeux n’importe où dans la boutique.

L’idée est aussi de rendre le design plus abordable, pas seulement sur le plan budget, mais aussi sur le plan attitude. Car Dédé & Charlotte est ouvert à tous, enfants compris, comme une chambre dans laquelle on laisse rentrer ses amis qui peuvent « toucher » sans problème les différents objets exposés. Enfin, parce que Sara a et aura toujours des projets plein le tiroir, Dédé & Charlotte c’est aussi une enseigne en constante évolution, avec des collaborations nouvelles ou grandissantes, comme celle avec Ketchup & Mayo à Bulle. S’entourer de personnes créatrices pour créer, c’est ce que Sara recherche et ce dont elle a besoin, elle qui malgré l’importance accordée à l’indépendance de son entreprise de vie actuelle, préfère quand même travailler avec d’autres.

Un besoin d’égaiement pour soi, mais aussi pour les autres

Car la joie d’être s’entretient! Et l’essentiel pour Sara avec Dédé & Charlotte, est de se faire plaisir pour faire plaisir, de s’amuser pour permettre aux autres de s’amuser. La carrière pour la carrière, c’est derrière elle. L’important maintenant est de pouvoir continuer à mener des projets qui lui sont chers. Le partage de cet égaiement se fait notamment à travers les ateliers qu’elle organise. Souvent sollicité pour les petits, ateliers libres ou anniversaires, Sara organise également des ateliers pour adultes. « Une autre façon de rentrer en liaison » dans ces petits groupes de cinq à dix personnes, où l’idée principale reste celle de créer simplement quelque chose par soi-même, de « fabriquer des trucs avec ses propres mains ». Et pas d’excuses du type « je ne suis pas créatif »! Tout le monde l’est, estime-t-elle, et chacun y apporte quelque chose de différent, ce qui rend l’expérience de groupe d’autant plus intéressante. « Just for fun », il faut effectivement savoir lâcher prise et apprendre à se faire plaisir et passer du bon temps. Chez les enfants, c’est la même chose, avec peut-être la peur de ne pas être créatif en moins. Et avec les enfants, cela va au-delà des ateliers. Sara me raconte que cela fait deux ans que des parents viennent régulièrement au magasin avec leur garçon, qu’elle entend maintenant prononcer ses premiers mots. Voir grandir des enfants dans cette chambre d’enfants de grands, quelle poésie!

Fribourgeoise car…

Sara se voit avant tout comme une citoyenne du monde et n’est pas du genre à s’étiqueter « j’suis de là ». Mais elle s’est néanmoins clairement sentie adoptée par les Fribourgeois, et Fribourg risque bien d’en avoir fait une Fribourgeoise sédentarisée. Bien qu’habitant en dehors de la ville, le gros de son temps se passe ici. On lui parle parfois d’un certain « syndrome de Stockholm ». Kidnappée par Fribourg ou pas, Sara reste émerveillée par la ville qui l’étonne encore chaque jour.  Ville magnifique à laquelle elle trouve « un côté un peu Poudlard ». Et comme les maisons de ce collège fantastique, lui dire qu’elle appartient à la maison « Vaud » ne lui plaît guère. 🙂 Mais c’est avant tout la vie de quartier qui lui tient à coeur, surtout celle de la rue de Lausanne où la majorité des commerçants se sont regroupés en association. Une vraie collégialité et de vrais échanges, que ce soit emprunter des ciseaux, boire un café, ou recevoir une caisse rose, qui empêchent le quotidien de devenir monotone.