benoît risse

L'artisan fleuriste

Route de la Neuveville 38

Benoît en quelques mots…

Benoît Risse est un Fribourgeois né à Fribourg en 1985, que vous connaissez probablement en tant que l’artisan fleuriste à la Neuveville. Passionné par la nature depuis toujours, Benoît a toujours su qu’il devait faire quelque chose avec, ne se voyant nullement faire autre chose dans sa vie. C’est donc tout naturellement qu’à la sortie de l’école obligatoire, il intègre l’école pour fleuriste au centre de formation professionnelle nature et environnement de Lullier (GE). Formation de quatre ans, pendant laquelle il côtoie d’autres domaines comme l’horticulture ou la floriculture, à coup de stages un peu partout en Suisse, de Lausanne à Zurich en passant par Fribourg, qui le convainquent, que son domaine privilégié est celui des fleurs. Bien qu’un métier majoritairement pratiqué par des femmes, il y a cette évidence du bon choix de métier quand vous rencontrez Benoît dans son atelier. Le choix du nom « l’artisan fleuriste » n’est pas anodin. Les mains de Benoît, qui portent une bague ornée d’une turquoise, reflétant bien sa sensibilité pour la nature et les fleurs ainsi que son esprit harmonieux caché derrière son visage et regard décontractés, sont bien celles d’un artisan.

La recherche d’un lieu pour s’enraciner

Brevet fédéral en poche, il reprend directement un magasin de fleurs à Genève avec une camarade d’école, et pose bagages dans la cité de Calvin par la même occasion. Première expérience qui durera trois ans, la vision personnelle du métier n’étant pas pleinement atteinte et divergeant d’une vision qui semblait plus commune avec celle de sa collègue à l’époque de l’école. Benoît commence alors toute une série d’expériences professionnelles pour mieux parfaire son savoir, qui l’emmènera de divers quartiers de Lausanne à Payerne en passant brièvement par Romont. De nouveau basé à Fribourg, les trajets deviennent vite pesants face aux horaires des magasins qu’il côtoie. Habitant le quartier des Cliniques, il s’avère cependant que Benoît est voisin de Marie-Claire Lauper, l’ancienne propriétaire du magasin de la Neuveville 38 (MC Arts&Fleurs).

Dès lors, Benoît fréquente souvent son magasin et se lie d’amitié avec elle. Il emménage même dans le quartier, et là, les deux commencent à cogiter sur l’idée d’une reprise du magasin, Marie-Claire étant sur le point de prendre sa retraite. Et après plusieurs mois de préparation, c’est au mois de mai de cette année, que la main artisane est passée. Benoît peut enfin créer son univers tel qu’il a toujours conçu, de manière indépendante et donc avec toute la liberté de créativité que cela peut impliquer. Il compte encore aujourd’hui sur le soutien de Marie-Claire qui vient lui donner un coup de main en cas de surcharge de travail, ou bien lorsqu’il prend congé en hiver.

Le cabinet de curiosités

En entrant dans cette ancienne tannerie au bois vieilli et aux poutres apparentes, c’est comme entrer dans un cabinet de curiosités, dixit Benoît. L’espace étant également de bas plafond et de géométrie irrégulière typique de la Vieille-Ville, il semble très vite rempli. Un choix bien assumé, car Benoît explique qu’il préfère l’opulence à l’épuré. Et c’est bien le cas. Car bien que les fleurs dominent les lieux, elles sont soigneusement présentées et exposées parmi divers objets de toutes tailles et de tous styles. Du fauteuil belle époque et chaise de jardin, aux petits objets insolites, en passant par des tableaux qui autrefois ornaient les murs d’un palace et des pots aux visages dorés, Benoît s’est approprié les lieux à sa manière: « Moi dans mon idée, c’est un peu comme chez moi, il y a un peu tout et n’importe quoi ». Idée qui pourrait semblait trop audacieuse mais qui se justifie pleinement, et qu’une de ses amies a su parfaitement résumer: « Plein de choses qui ne vont pas ensemble, mais qui finalement donnent un très bel ensemble ». Effectivement, c’est bien cela qui fait tout le caractère unique des lieux, où fleurs et objets sont associés avec goût et attention, et c’est bien cela qui donne plaisir à les visiter.

Cette liberté que l’on trouve dans la décoration du magasin, on la retrouve dans la créativité de Benoît. Depuis toujours, Benoît a ce goût pour l’assemblage des choses que la nature peut offrir. Enfant, il ramassait déjà diverses fleurs et autres éléments végétaux, pour en faire des assemblages improvisés à la maison. Et ce sens de l’improvisation, le travail par l’inspiration spontanée, Benoît l’a conservé à ce jour. Pour créer une composition florale, il se promène simplement dans le magasin et se sers de ce qu’il lui faut selon l’inspiration du moment. De ce fait, il peut composer quelque chose de complètement différent avec les mêmes fleurs d’un jour à l’autre. Et c’est cette liberté de création que Benoît chérit. De pouvoir créer des compositions florales à son image, ce que ses clients apprécient. Pour qu’elles leur plaisent, il suffit qu’elles lui plaisent. A l’image de l’univers qu’il a créé, les gens savent à quoi s’attendre comme résultat rien qu’en entrant dans le magasin.

Fribourgeois car…

Fribourgeois qui comme beaucoup, a voyagé au-delà des murailles de la ville, Benoît a logiquement fini par y revenir et s’y établir, pour ce qui semble être un bon bout de temps, maintenant qu’il exerce sa passion de manière indépendante dans son propre magasin. Comme d’autres, c’est la taille pas trop grande de la ville qui lui plaît, et la proximité avec d’autres grandes villes au besoin. Taille qui n’empêche pas qu’il y ait un peu de tout, et taille idéale pour les petites boutiques. Ce qui donne une touche plus personnelle, permet de croiser les connaissances régulièrement, avec qui il y a plein de choses à faire. Mais ce que Benoît aime surtout depuis qu’il habite la Neuveville, c’est la vie de quartier qui offre tout le nécessaire d’un village, donnant l’impression d’être hors ville tout en y étant géographiquement. Esprit de village qu’il aime beaucoup, et dont il contribue désormais en tant que l’artisan fleuriste « du coin ».